Depuis le mardi 17 mars, le séminaire vit au rythme du confinement comme la société. Afin d’ aider les fidèles qui sont seuls chez eux, sans pouvoir se rassembler pour prier, le séminaire organise quelques veillées de prières  sur la page facebook du Séminaire Saint-Yves de Rennes .

 


Extraits de l’article « Comment vivent les séminaristes confinés ? » Théophane Leroux du 24 mars 2020 sur Famille Chrétienne.

Guénolé, en 5e année au séminaire pour le diocèse de Saint Brieuc et Tréguier, a choisi, comme la majorité de ses condisciples, de rester sur place. « Il y a quelque chose à vivre au sein de la communauté, c’est une aide, on a les offices et la messe. On prie, on porte la prière du monde, des proches, des gens qui souffrent. On porte les douleurs mais aussi l’espérance », confie-t-il. « C’est aussi un moment pour avancer dans notre recherche de Dieu » Pour l’heure, le moral des troupes n’est pas mauvais. « Je pense que c’est un grâce reçue par la prière, j’ai le sentiment qu’on va vivre une épreuve ensemble, cela peut « me » et « nous » faire grandir. J’arrive à prendre un peu de recul, pour remettre les difficultés entre les mains de Dieu. »

« Nous sommes une communauté qui veille, et qui porte les malades dans la prière. Nous nous associons aux prisonniers et prions pour les détenus qui n’ont plus de visites. Nous veillons dans la prière, dans l’attention aux autres, c’est une mission, une responsabilité, comme toutes les autres communautés », renchérit le P. Pierre de Cointet, supérieur du séminaire de Rennes. Il voit dans ce confinement une « manière de préparer les futurs prêtres à porter le monde et l’Eglise dans la prière. Prier le bréviaire est un vrai ministère », insiste-t-il, sans se faire d’illusions sur la difficulté du confinement, surtout sur le long terme. « Il y aura des moments un peu plus rudes, on est conscient que beaucoup sont dans des situations très dures.  Nous avons une compassion avec eux, dans le Christ. »